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ISO 9001:2015

S'installer en tant que Praticien et/ou Enseignant Reiki

Publié le 02/09/2012 à 16h50 - Vu 90541 fois

La Fédération de Reiki LFDR s’est penchée sur les différentes possibilités d’installation et voici le résultat de ces recherches. 
La première possibilité consiste à créer une Association loi 1901. Un minimum de deux personnes est requis pour créer une association et une déclaration de création doit être faite en préfecture ou en sous-préfecture. Aucun capital n’est nécessaire mais les membres peuvent éventuellement faire des apports. Les apports en nature pourront être récupérés en cas de dissolution. 
Le but de l’association ne doit pas être le partage des bénéfices, mais il est possible qu’elle en réalise. Ces bénéfices devront être affectés en totalité au développement de l’association. En d’autres termes, les gains ne pourront être retirés que sur note de frais justifiée en correspondance de l'activité déclarée. Si l’association conduit des activités lucratives, elle est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) et à l’imposition forfaitaire annuelle (IFA). La responsabilité des associés et des dirigeants est limitée aux fautes délictuelles. La liberté statutaire est très grande pour ce qui concerne la nomination et la révocation des dirigeants ainsi que la durée de leurs mandats.
L’association permet de partager un projet à plusieurs. Elle permet également de demander à bénéficier d’une salle pour l’exercice de son activité auprès de la commune où elle est déclarée (Salle des Associations communales…). Vous pouvez également consulter le site association mode d’emploi : www.ame1901.fr.
La seconde possibilité consiste à faire appel à une société de portage salarial. Ce type d’entreprise a pour but d’offrir à ses clients un cadre légal pour exercer et développer leur activité. Elles prennent en charge tout le côté administratif, c'est-à-dire la facturation, les encaissements, les déclarations, etc. Cela permet au praticien de consacrer la totalité de son temps à la pratique et au développement de son activité. En d’autres termes, si vous choisissez le portage, vous aurez un statut de salarié et vos clients devront établir leurs chèques au nom de la société de portage. A la fin du mois, la société de portage vous adressera votre salaire, calculé sur la base de votre chiffre d’affaires duquel elle aura déduit vos frais de fonctionnement, vos charges sociales et ses honoraires.
LA FEDERATION DE REIKI a négocié un partenariat avec HELIA Portage, une société exclusivement dédiée au portage de thérapeutes, de spécialistes du bien-être et de professionnels des médecines complémentaires et des thérapies naturelles : HELIA Portage : 28, chemin des moulins 69230 ST GENIS LAVAL - Tel : 04.72.39.28.05 Email : infos@heliaportage.com - Site web : www.heliaportage.com
La troisième possibilité consiste à s’installer en tant que professionnel. Ici les statuts sont nombreux, chacun apportant ses spécificités et répondant à des besoins divers. Nous en avons sélectionné quelques-uns qui nous semblent appropriés à la pratique du Reiki. 
Il existe aujourd’hui trois types de statuts. Il y a l’entreprise individuelle (EI), l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) et la société. Le statut de société se décompose à son tour en plusieurs modèles mais nous n’en retiendrons que deux : l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) et la société à responsabilité limitée (SARL).
L’entreprise individuelle (EI) est le mode d’exploitation le plus fréquent des petites entreprises. Aucun apport de capital n’est exigé. Comme son nom l’indique, il n’y a pas d’associés et l’identité de l’entreprise se confond avec celle du dirigeant. Ce dernier est donc indéfiniment responsable sur ses biens propres des dettes de l’entreprise. Il est cependant possible, et fortement suggéré par LA FEDERATION DE REIKI, de faire faire une déclaration d'insaisissabilité auprès de son notaire afin de protéger tout bien foncier qui n’est pas affecté à l’usage professionnel. Ce statut est celui qui permet de réduire au strict minimum les formalités et les frais de constitution. Il faudra toutefois se faire enregistrer au Centre de Formalités des Entreprises (CFE), pour informer les différents organismes concernés (Impôts, Urssaf, etc.) de la création de votre entreprise.
Le régime fiscal est celui de l’impôt sur le revenu. Pour les cotisations sociales, il y a un grand nombre de possibilités. Nous ne les développerons pas toutes ici, car les traiter correctement reviendrait à faire du cas par cas, ce serait trop compliqué. Sachez cependant que l’entrepreneur individuel relève du régime des travailleurs non salariés et qu’il est soumis à des cotisations forfaitaires les deux premières années. Le montant de ces dernières est ajusté en fonction de l’activité réelle, une fois les premiers résultats déclarés. 
A noter : le statut d’auto-entrepreneur qui permet d’être imposé sur son activité réelle et non pas au forfait. Il offre également une large gamme d’avantages fiscaux. Pour prétendre à ce statut, le chiffre d’affaires annuel pour les prestations de services ne doit pas excéder 32 600 euros (valeur du plafond en 2011). Ce statut comporte cependant un inconvénient : aucune déduction de charges n’étant possible, l’imposition se fera sur le chiffre d’affaires et non sur le bénéfice. De plus, les avantages fiscaux sont limités aux trois premières années.
Que ce soit pour les auto-entrepreneurs ou les micro-entreprises, une exonération de TVA est possible lors des premières années d’exercice si le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 32 600 euros (valeur du plafond en 2011).
L’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) est un nouveau statut, en place depuis le 1er janvier 2011. C’est une évolution du statut précédent dans laquelle l’entrepreneur peut affecter un patrimoine à son activité professionnelle et protéger ainsi son patrimoine personnel. En d’autres termes, sa responsabilité financière est limitée au montant de l’actif affecté. En conséquence, il devra faire une déclaration de ce patrimoine au registre de publicité légale duquel il dépend. Ce statut s’adresse aussi bien aux créateurs d’entreprises qu’à ceux déjà en activité. Il est également ouvert aux auto-entrepreneurs. Pour le reste, il fonctionne comme les autres entreprises individuelles au détail près que l’entrepreneur doit obligatoirement établir une comptabilité autonome pour son activité professionnelle, ce qui n’est pas forcément le cas de toutes les entreprises individuelles.
Au niveau fiscal, l’EIRL bénéficie généralement du régime de l’impôt sur le revenu. Mais sous certaines conditions, elle peut également choisir le régime de l’impôt sur les sociétés. Une fois fait, ce choix est irrévocable.
L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) est une société qui n’a qu’un unique associé. Le montant du capital est libre et la responsabilité du chef d’entreprise est théoriquement limitée au montant de son apport dans le capital. En revanche, il est civilement et pénalement responsable de sa gestion. 
Comme c’est une société, les obligations légales et comptables sont plus nombreuses que ce soit lors de la création ou en ce qui concerne la gestion. A titre d’exemple, il y a obligation de rédiger des statuts et à la fin de chaque exercice, il faut produire un compte de résultat et un bilan. En d’autres termes, le recours à un comptable est indispensable.
Le régime fiscal est celui de l’impôt sur le revenu avec toutefois la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés. Si l’activité est soumise à l’impôt sur le revenu, la rémunération du dirigeant est incluse dans le bénéfice et est imposée en tant que tel. Si le choix s’est porté sur l’impôt sur les sociétés, la fiscalité traite séparément la société et le dirigeant. 
Le régime social du dirigeant est celui des travailleurs non salariés. 
La société à responsabilité limitée (SARL) est assez proche de l’EURL sauf qu’elle s’adresse aux entreprises de 2 à 100 associés. Dans ce cas de figure qui ne concerne que ceux qui veulent travailler à plusieurs, le régime fiscal sera obligatoirement celui de l’impôt sur les sociétés sauf dans le cas d’une SARL de famille. Là aussi le montant du capital est libre et les obligations nombreuses. Le gérant pourra bénéficier du régime social des salariés s’il est minoritaire et l’entreprise devra impérativement avoir recours à un comptable. 
Dans tous les cas, l’entrepreneur peut faire appel aux centres de gestion agréés. Ces centres sont extrêmement utiles dans les démarches administratives de lancement. Ils sont également habilités et parfois même obligatoires pour accompagner les entreprises dans le cadre de leurs activités. La Fédération recommande de faire appel à leurs services, car ils sont une sorte de gage de bonne gestion vis-à-vis des pouvoirs publics.
Pour être accompagné lors de la création de son entreprise, l’entrepreneur peut également faire appel à la sociétéOSEO. Cette entreprise publique a pour but d’aider les personnes qui se lancent dans une nouvelle activité. Elle propose entre autre des prêts et des garanties bancaires très intéressants pour démarrer. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.oseo.fr
Toute installation nécessite une assurance responsabilité civile professionnelle qui est obligatoire pour pouvoir exercer. La Fédération attire votre attention sur ce point et précise également qu’elle a négocié un contrat groupe aux conditions très avantageuses pour ses adhérents auprès de la compagnie AXIS ALIANS. N’hésitez pas à la contacter pour plus d’information. www.lafederationdereiki.org. (voir aussi dans ce même numéro les Nouvelles de la Fédération). 
Sachez également que les praticiens de Reiki voient désormais leur activité reconnue dans le fichier ROME du Pôle Emploi (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) sous le code K1103, « développement personnel et bien-être de la personne » mais également dans le répertoire des nomenclatures des activités françaises de l’INSEE sous le code NAF 8690F « Activités de santé humaines non classées ailleurs ».
Les informations que nous vous fournissons ici sont destinées à vous aider à faire un choix mais elles ne remplacent pas l’étude personnalisée que pourrait vous faire un spécialiste du conseil en création d’entreprise. N’hésitez pas à vous rendre dans les Chambres de Commerce et d’Industrie de votre région, ainsi que dans les boutiques de gestion des entreprises, des conseillers sont là pour vous renseigner. 
Vous pouvez également consulter le site de l’APCE : www.apce.com. Enfin, le site du régime social des indépendants, le RSI : www.le-rsi.fr propose un guide complet et téléchargeable gratuitement appelé « Objectif entreprise ».
Un dernier point à savoir. Toute structure qui dispense des formations entrant dans le cadre de la formation continue, doit faire une déclaration d’activité auprès de la DIRECCTE (Direction Régionale Des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi) de la région du lieu d’habitation, ceci afin d’obtenir un n° d’activité.

La Fédération de Reiki
lafederationdereiki@orange.fr 
06 98 20 77 22