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Reiki et Paix

Les Chroniques de Michel

Publié le 12/07/2022 à 15h48 - mis à jour le 22/07/2022 à 14h43 - Vu 155 fois

 

par Michel Barrière

Un groupe de chercheurs travaillant à la fin du siècle dernier sur la paix au Moyen-Orient a fait une intéressante publication dans le Journal de la résolution des conflits (Journal of Conflict Resolution), volume 32, année 1988, page 778. Ils ont démontré qu’il suffisait que la racine carrée de un pour cent (1 %) de la population mondiale ressente profondément la paix pour qu’elle devienne réalité. Si nous appliquons cette démonstration à l’humanité, avec approximativement sept milliards d’individus, il suffirait de 8 367 participants pour instaurer la paix. Les initiatives, plus magnifiques les unes que les autres, fleurissent dans le monde pour y contribuer. Cependant, force est de constater que, même si le nombre de 8 357 participants est largement dépassé, l’efficacité est toute relative. Pouvons-nous essayer de comprendre pourquoi ?

Il faut d’abord s’entendre sur le concept et le principe de paix. Les définitions qui sont le plus souvent données incluent différents sens, allant des notions d’absence de guerre, de violence, de luttes intestines, à des notions d’état de concorde, de calme extérieur et intérieur. Même si un principe résiste à toutes les tentatives de définition, il est possible de faire apparaître son dynamisme dans une phrase du genre : « La paix se traduit par un état d’équilibre, d’harmonie et de sagesse qui nécessite une adaptation permanente dans le mouvement d’évolution de tout ce qui existe ». Un peu de l’exigence et de la beauté de la paix peut transpirer ici.

D’abord, il est difficile de trouver un être humain qui est dans cet état d’équilibre et d’harmonie à tous les niveaux et plans de sa structure d’être, et même ne serait-ce qu’au niveau de sa personnalité. Alors, est-il possible dans ces conditions d’exprimer la paix ? Quelle que soit la réponse, il est évident que cela ne doit en rien faire renoncer à tous les efforts possibles pour tendre vers elle. Ceci nous invite à l’introspection de ce que nous exprimons. Un sage disait « Savez-vous pourquoi il est si difficile d’être heureux ? Parce que nous refusons d’abandonner les choses qui nous rendent tristes ». Avons-nous abandonné tout ce qui s’oppose à la paix ? Nous pouvons déjà entrevoir, à travers cette question, le rôle très important que va jouer l’homme pour être en paix.

Résoudre des conflits sur un espace localisé est certainement plus facile que sur et dans l’humanité tout entière. Car, nous avons affaire à un règne entier : le règne humain. Nous pouvons donc nous interroger sur la cohérence d’intention et d’action de tous ses membres. Envisager le rôle de l’être humain suffit-il ? Certainement pas. Il faut penser que nous sommes un élément dans des systèmes multiples avec des dimensions qui nous dépassent pour beaucoup, tout en nous incluant. Il est imaginable et logique que ces systèmes dans leur ensemble ont, à travers leur volonté d’être, un dessein. Par exemple, l’entité planétaire qui, dans certaines traditions, est nommée Logo Planétaire, possède un dessein dont certains aspects nous échappent. Il serait possible graduellement de passer à l’entité solaire, puis galactique, pour finir avec le Tout. Nous sommes inclus dans toutes ces entités décrites. Et chacun de leur dessein nous concerne et nous conditionne. Ces desseins imposent des trajectoires d’être qui ne sont certainement pas aléatoires et qui obéissent à des règles et des lois qui, pour certaines, nous dépassent et outrepassent nos possibilités de conscience. Alors, comment être dans ces conditions et quelle est la place de l’homme pour éviter d’être en opposition avec ces desseins et contribuer, par ignorance, à des conflits dans un ordre cosmique qui se répercutent sur le règne humain ? De plus, il a été dit qu’une certaine dysharmonie et qu’un état de non-paix existent sur la planète Terre du fait que les alignements cosmiques la concernant n’étaient pas ou mal ajustés. L’homme peut-il aider, là ?

La pratique du Reiki nous offre un exemple à adopter que nous pouvons transposer ici. En effet, face au principe Reiki, dont nous avons beaucoup de difficultés à préciser l’essence même, nous avons malgré tout la possibilité de se couler dans son mouvement pour attirer l’attention sur son existence applicable là où il peut être utile avec l’accord des éléments concernés. Pouvons-nous être dans la même attitude vis-à-vis du principe de la Paix ? Si l’on considère le Reiki comme le Principe des principes, il est possible de les associer dans une même activité d’être. L’homme pour l’instant n’a pas encore les structures et la conscience suffisamment éveillée pour manifester la Volonté d’être et s’accorder pleinement avec les desseins des entités supérieures. Mais il a la possibilité de jouer le rôle d’intermédiaire, comme dans la pratique du Reiki, pour établir une continuité dans l’Amour d’être, comme une identité reconnue dans tout ce qui est. Il servira alors, avec grand bénéfice, son propre règne et les règnes inférieurs et supérieurs en s’identifiant à travers le principe Reiki au principe de la paix. C’est ainsi que l’homme au centre de lui-même peut servir les plus grands centres dans lesquels il a la vie et contribuer de sa propre place à un bon ordre cosmique où la paix peut exister.

En particulier, il œuvrera pour surmonter l’illusion de la séparativité, cause de bien des déviations et de problèmes majeurs de l’humanité, et au rétablissement d’une continuité avec les desseins que nous avons évoqués.