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De l'amour, la peur, la dépendance et... des anges

Publié le 02/09/2012 à 16h30 - Vu 65940 fois

Si j’écris pour la première fois hors de la sphère éditoriale habituelle, j’ai choisi le sujet le plus représentatif pour moi en tant que créature avec un côté divin : l’amour.
Il est facile de comprendre qu’entre l’amour et les anges, il y a un lien direct ; plus difficile serait comprendre pourquoi j’ai désiré « polluer » un tel sujet avec des attributs comme... la peur ou ... la dépendance.
Paradoxalement, nous sommes nés avec une seule crainte : tomber. Notre Créateur a doté le nouveau né du réflexe "parachute", caractérisé par un écartement automatique des membres en cas de chute. À sa manière, il est prêt à tomber.
Plus tard, avec la socialisation, le contact avec le monde extérieur, notre développement, nous nous attachons de plus en plus à ceux qui prennent soin de nous, en apprenant peu à peu ce que l'amour signifie. Au début, on reçoit cet amour et on le ressent. On pleure des larmes amères quand quelqu’un nous manque ou lorsqu’on se sent en danger. Seulement dans cette période là on a donné l’amour instantanément et inconditionnellement. On l’a donné sans gestes matures et sans paroles. On l’a exprimé par le regard, par le sourire, même par des larmes. On a rendu heureux et on a déclenché la joie de tous ceux qui nous regardaient.
Tout aurait été sublime, si un nouveau problème n’était apparu : la dépendance de l’amour. Et cela encore ne serait pas grave, si cela n’entraînait un autre inconvénient : si l’amour manque, apparaît la peur. L’amour, une fois perdu et plus tard ... retrouvé, fait augmenter la peur, la renforce et peut même créer un nouveau problème (encore un ?!) : le manque de confiance. Et la combinaison : peur / dépendance / manque de confiance est absolument destructrice pour l'âme, et plus tard pour le corps.
L’amour excessif mène à la dépendance, et la dépendance entraîne la peur de perdre ce dont on est dépendant. Et la peur nous fait perdre pied de plus en plus. Une personne avec beaucoup de craintes, d’imprécision de l'esprit, ne peut pas faire des choix sains. En fait ... elle ne peut pas du tout choisir. De peur !
De peur on cherchera toujours plus d’informations avant de prendre une décision. On a peur de se tromper et d’assumer la responsabilité des conséquences. De peur... on tarde à être heureux. 
La croissance et le développement, l’atteinte de l'âge adulte sont compris comme une accumulation continue de connaissances, comme le développement de l’habileté à travailler pour se maintenir, soi et sa famille. À l’école, on a été bombardé d’informations, endoctriné avec des idées comme : "la vie est bien difficile", "sans travail acharné on n’obtient rien", "la vie est injuste", etc. Je ne me rappelle pas avoir parlé à l’école de mes sentiments, de mes opinions sur la vie, de l’âme. Si on acquérait à temps ces deux vertus : la maturité émotionnelle et l’équilibre intérieur, il n’y aurait plus ni peur ni dépendance.
C’est pourquoi le Créateur a donné au monde tant de qualités humaines, de vrais diamants, pour choisir ceux qui nous rendent forts, décidés, responsables pour toute action qu’on entreprend, bonne ou mauvaise, juste ou injuste. L’équilibre, la tempérance, la compassion, le courage, la patience, la confiance, la bonté, la vérité, l’amour, - voilà seulement quelques exemples. Il suffit de choisir une seule de ces qualités, celle qui est juste, et que vous pensez capable de vous guérir spirituellement.
Personne ne vous demande, ni même Dieu, d’être vertueux, personne ne vous demande d’être parfait. L’imperfection nous fait unique ! Laisse la perfection aux anges ! Expérimente, permets-toi de te tromper et choisis ce qui te fait du bien, parce que tu es le plus important pour toi en ce moment. Et n’oublie pas : si tu as de l’amour, tu as tout. 
Dans la société où nous vivons, c’est-à-dire une société de transition, la plupart des hommes considèrent la santé physique comme le plus important. Que ce soit vrai ou non dépend de la perception individuelle sur ce qui est important, de l’éducation reçue, des traditions et de la culture de la communauté où nous vivons. 
Si l’on y regarde bien, on remarquera que l’état de bien est plus qu’un symptôme physique, que l’état de bien est de la joie et la joie signifie amour. Faute d’amour, le corps tombe malade. Si on nous vole, on nous agresse physiquement, si nous échouons à un examen, si nous souffrons une perte, si nous nous cassons un bras, etc., tout cela nous produit de la tristesse, c’est-à-dire une forme de souffrance. Mais aucune souffrance n’est plus grande que la perte de l’amour, soit par séparation, soit ... plus triste encore, par ... la mort.
On ne peut aimer vraiment si l’on n’a pas vécu aussi l’expérience de la séparation. Nous tous l’avons vécue. Mais je ne sais pas si tous l’avons acceptée. Si tu n’as pas fermé le tiroir, si tu n’as pas fini le chapitre, si les ressentiments glissent encore sous la porte, il n’y a aucune chance de réussite dans une future relation. Tu ne peux avoir vraiment quelque chose... auquel tu ne peux pas renoncer. L’amour, s’il n’est pas libre et inconditionnel, se transforme en maladie, en obsession qui tourmente l’esprit et use le corps.
Donner de l’amour inconditionnellement est un concept difficile à comprendre et encore plus difficile à accepter. Moi-même, j’ai eu du mal. Longtemps j’ai considéré ne pouvoir aimer inconditionnellement qu’une seule personne : mon fils. Je n'aurais jamais accepté d’avoir un sentiment d’amour pour quelqu’un qui ne m’a pas respectée, qui m’a trompée, qui m’a menti ou qui m’a fait du mal, même sans intention. Chaque fois mes exigences étaient bien exprimées : je donne tant et je demande si peu. En fait, je demandais beaucoup : je demandais d’être aimée à ma manière, en échange de mon offre d’amour... toujours à ma manière. Ça me semblait un troc extrêmement avantageux pour les autres !
Et c’est justement pour cela que j'étais malheureuse ! 
Lorsque la tristesse a envahi la dernière cellule de mon corps, alors ne restait qu’une seule voie : laisser l’Univers et son Créateur décider ce qui était le mieux pour moi. Je pouvais m’estimer heureuse : mon état était tel qu’il ne pouvait désormais que s’améliorer !
Une chose m’a aidée : je n’ai jamais cessé de croire en Dieu, ni même lorsque j’étais fâchée contre Lui. Aussi, j’ai cessé de Lui donner des indications, de Lui suggérer ce qui était mieux pour moi et j’ai eu toute la confiance qu’Il m’offrirait le meilleur. C’est alors que j’ai réalisé quelle vertu, parmi celles citées plus haut, allait m’aider et que j’allais donc utiliser : la confiance ! La confiance en Dieu et la confiance en moi. De là a découlé ensuite ma confiance dans les hommes, comme un chèque en blanc que je donne à chaque personne que je rencontre, jusqu’à la preuve du contraire. 
J’ai compris que l’amour inconditionnel n’est pas manque de dignité. L’amour inconditionnel n’est pas ce que certains nommeraient en langage populaire, « être poire ». Par contre, l’amour signifie être extrÊmement fort. Ça ne signifie pas accepter la tricherie, l'infidélité ou la manque de respect. Les accepter signifie... automutilation, maximum de faiblesse. Pourtant, aimer quelqu’un qui t’a fait du mal, signifie montrer des sentiments de compassion pour quelqu’un qui... a un problème et a donc besoin de secours. Et si tu as saisi cela, c’est évidemment une confirmation du fait que tu es plus fort que lui.
Si tu as été blessé en amour, rappelle-toi que chacun est unique et aime à sa manière, particulière, manifestée ou non manifestée. L’amour est libre et devient sublime si on encourage la liberté. N’aies pas peur de le perdre. La peur pourrait précipiter sa perte. Si quand même tu le perds, ne te sens pas abandonné ; ça signifie seulement que tu n’as pas été en résonnance avec lui et il vaut mieux le laisser partir. Réjouis-toi de ce qui s’est passé, mais aussi de ce qui va se passer car ce sera un nouveau départ. Et si c’est possible, apprends de tes erreurs. 
Accepte que tu ne sois pas parfait, mais tu es divin et ne demande pas aux autres la perfection. Sois convaincu que tu as au moins un ange à côté de toi auquel tu dois permettre d’accomplir le projet divin. Si tu lui donnes des indications, tu ne feras que retarder l’accomplissement et l’achèvement de ce projet. 
La vie est pleine de miracles. Dieu est ici pour chacun de nous. L’air n’a ni goût, ni odeur, il est invisible, ce n’est pas pour autant qu’il n’existe pas ; on ne peut pas non plus le palper, mais on est sûr qu’il existe, parce que sans lui on ne peut vivre.
Tout ce qui a été dit ci dessus, ce sont des fragments de mes pensées. C’est pourquoi, peut-être, cela semble désorganisé ou non systématisé.
Ces fragments de pensées ne se veulent pas moralisateurs, mais plutôt comme une poussée vers la connaissance de soi, et peut-être une recommandation d’approche de l'esprit, de quelque manière qu’on le définisse. 
Certains, communiquent avec l'esprit, avec le Soi supérieur, de façon naturelle. Cependant d’autres, probablement la plupart d’entre nous, éduquent cette relation en faisant appel à des techniques comme le Reiki, le Yoga, le Qigong, etc. On a toute liberté de choisir ce qui convient le mieux pour nous élever spirituellement. 
C’est à nous de choisir notre maître, celui qui nous correspond le mieux en fait.
Moi, j’ai choisi le Reiki. Et je remercie Dieu chaque jour pour me donner cette modalité de m’approcher de Lui. Je remercie mon maître et celui qui a favorisé ma rencontre avec ce maître. Et ces sentiments de reconnaissance remplissent mon âme de joie quotidiennement, m’apportent de la lumière même dans les coins les plus obscurs, me protègent et maintenant me donnent... plus que je demande.

Cristina Gavrilovici
Reiki III et praticien Reiki Karuna® 
Iasi, Roumanie

* Article d'abord publié dans "Reiki Magazine Roumanie" - reproduit avec l’accord de l’éditeur et de l’auteur.