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Leçons de vie

Publié le 04/07/2017 à 11h31 - mis à jour le 13/10/2017 à 11h51 - Vu 4233 fois

Témoignage

Leçons de vie

- par Alphonse Kamguem -

Ce 10 janvier 2017 était un mardi comme un autre. Le train-train quotidien et rien de plus. Mon épouse Christine était invitée à une cérémonie réservée aux dames. Elles appellent cela le "Voir bébé", et consiste à se mettre ensemble pour festoyer en l'honneur d'un bébé ou d'un enfant. Ce jour-là cependant, je l'ai accompagnée à la fête. La mère du bébé, une jeune dame venue des Etats-Unis, m'avait demandé de représenter son père à la cérémonie afin de lui éviter (à elle) la honte devant sa belle-famille qui devait être présente. Séparé de sa femme, ce monsieur avait refusé d'assister à la fête au prétexte que sa fille venue des USA serait d'intelligence avec sa mère. Voilà donc comment je me retrouve à ce "voir bébé".

La cérémonie débutait à 19 heures. Ce soir-là, comme malheureusement très souvent dans notre pays, il y avait une coupure d'électricité. La propriétaire de la maison possédait un groupe électrogène alimenté au gasoil et l'avait mis en marche. Le groupe faisait un boucan infernal, si bien que les invités devaient crier pour s'entendre. Nous étions au repas lorsque Christine m'informa qu'elle avait des maux de tête. En réalité elle les avait déjà eu en journée, mais ils devenaient de plus en plus forts. En observant son visage tordu de douleur, j'ai compris qu'il ne s'agissait pas de simples céphalées que l'on peut avoir de temps en temps. J'ai donc décidé de l'amener immédiatement à la clinique. Voilà comment ma présence improvisée à cette soirée est devenue salutaire. Il était environ 21 heures.

Aidé de deux dames, j'ai amené Christine dans la voiture garée à 30 mètres environ du lieu de cérémonie. Sur le chemin de la clinique, nous essayions tous les deux de donner du Reiki sur sa tête. Je tenais le volant de la main gauche et posais ma main dominante sur sa tête. Elle-même se tenait la tête de ses deux mains.

A cette heure-là de la nuit, les habituels embouteillages des rues de Douala sont quelque peu estompés, si bien que nous sommes arrivés très vite à la clinique, alors que la lucidité de Christine déclinait graduellement. Elle était littéralement possédée par la douleur. Le corps médical s'est très vite mis à l'œuvre. Il a fallu que je retourne à la maison afin de récupérer quelques objets pouvant être utiles à la malade.

Dès le lendemain matin, 11 janvier, l'on a procédé à un scanner entre autres. Celui-ci révéla un AVC hémorragique. Le médecin généraliste en place m'a convoqué pour m'informer de la situation et m'a dit que l'on attendait le neurochirurgien pour dire s'il fallait procéder à une opération chirurgicale. Une opération de la tête !!! Malgré le tact avec lequel le médecin m'a communiqué cette information, j'ai compris que la situation était sérieuse, voire grave. Mais curieusement je n'ai pas paniqué. Quelque chose en moi disait que ça allait bien se passer. Dans l'après-midi de jeudi, le neurochirurgien devait décider de ne pas opérer.

Le mercredi 11 janvier à 19 heures 16 minutes (heure de Douala), j'ai envoyé au groupe de Maîtres Reiki "LES PAS SAGES" le message ci-après :

« Bonjour les amis.

J'ai besoin de votre aide. Voici le problème. Hier autour de 21h mon épouse Christine a eu de violents maux de tête. Très violents. Je l'amène à la clinique.

Ce matin on lui fait un scanner et diagnostique un début d'AVC. Elle est plongée dans le sommeil. On attend l'avis du neurochirurgien pour savoir s'il faut opérer.

Voilà la situation résumée. Ma femme est ouverte au Reiki. Elle est initiée au niveau 1. Merci d'avance de l'aide que vous pourrez nous fournir en lui envoyant du Reiki.

Cordialement.

Alphonse ».

Quatre minutes après seulement (!), j'ai reçu la première offre d'aide. Elles se sont ainsi succédé avec une rare régularité durant les jours qui ont suivi. Je me suis senti soutenu, entouré, aimé. Antoine de Saint-Exupéry disait que "la vie nous en apprend sur nous plus que tous les livres" (Terre des hommes). Il avait raison de mon point de vue. Avant, lorsqu'un membre de notre groupe demandait de l'aide, quand j'accédais à sa demande, j'estimais qu'il n'était pas nécessaire de le lui dire. Dans mon esprit, je devais éviter de faire de la publicité autour de mon action. Quelle erreur ! Je viens de comprendre qu'une aide comporte au moins deux dimensions : le réconfort moral que l'on procure en la proposant et l'envoi du Reiki qui intervient dans l'invisible. Oui chers amis, chacune de vos réponses m'a procuré un réconfort inestimable dans la situation que je traversais.

La deuxième leçon que j'ai tirée de cette situation, c'est la nécessité de considérer l'aide aux autres comme une véritable mission. Les marathons Reiki, entre autres, nous offrent la possibilité de l'accomplir. Toutefois, les marathons ne sauraient en aucune façon remplacer une aide que l'on donne spontanément et rapidement à une personne qui en a besoin et nous la demande. C'est pour moi une bonne chose que cet aspect ait été par la force des choses intégré dans le fonctionnement de notre groupe LES PAS SAGES. A cet effet, j'insère ci-après l'extrait d'un curieux message (un vrai son discordant) publié le 28 janvier dans notre forum.

« J'estime qu'elle (demande d'aide) doit s'exprimer dans un autre cadre, par exemple dans les marathons proposés dans Reikiforum.com ».

J'étais inquiet de la polémique que ce message risquait de susciter dans le forum. Mais fort heureusement, personne n'en a fait cas, montrant ainsi la maturité et le sens du discernement de nos membres.

Je me dois de mentionner que le secrétariat de MUNDOREIKI a spontanément proposé d'inscrire le cas de Christine dans des marathons d'urgence et ordinaire. Bien entendu, j'ai accepté cette offre avec empressement et reconnaissance. Ceux qui ont lu La Lettre REIKI n° 22 (mars-avril-mai) ont dû voir le retour qui en a été fait. Certains amis ne faisant partie ni du groupe LES PAS SAGES ni des marathoniens m'ont également apporté leur aide précieuse. Je leur renouvelle ici les remerciements que je leur ai déjà adressés.

Christine est sortie de la clinique le 28 janvier. Elle n'a pas eu de séquelle visible. Sa motricité est restée intacte, aussi bien au niveau des membres inférieurs que supérieurs. Aucun problème non plus en ce qui concerne la parole. Le corps médical a été agréablement surpris. J'avais demandé à l'un de ses médecins l'autorisation de lui donner du Reiki à l'hôpital. Il a fallu que je lui explique de quoi il s'agit car il n'en avait jamais entendu parler. Mais à cause des installations et surtout des passages fréquents des infirmières (presque toutes les 10 minutes), j'ai finalement opté pour un envoi assis dans la chambre lorsque je ne le faisais pas de la maison.

Finalement, de cette épreuve j'ai beaucoup appris. J'ai senti le souffle puissant de l'amour, celui de mes amis, nous porter mon épouse et moi. J'ai compris qu'aimer c'est très bien, mais le manifester et le dire sont aussi importants. J'ai pour la première fois parlé du Reiki à un médecin dans le cadre de ses fonctions. Ce ne fut pas facile, mais l'autorisation obtenue montre sans doute que ce qui a été dit avait du sens pour l'homme de science.

Apprendre et toujours s'améliorer, la vie nous y aide de bien des façons.

Alphonse Kamguem

Maître Reiki, Douala – Cameroun

alphonse.kamguem@yahoo.fr