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Reiki dans la psychothérapie

Publié le 02/09/2012 à 12h15 - mis à jour le 19/07/2016 à 12h39 - Vu 66751 fois

Je suis psychologue transpersonnel et j’ai un Centre de développement personnel et thérapies complémentaires. J’avais entendu parler du Reiki et j’avais même plusieurs amis qui le pratiquaient, mais c’est seulement en 1999 que j’ai commencé à le pratiquer moi-même, quand j’ai organisé un stage pour Dorina.

Je vivais le Reiki comme quelque chose de très positif, mais seulement au niveau personnel et pour mes amis. Jusqu’à passer mon deuxième degré.

Avant cela déjà, j’avais aperçu le potentiel du Reiki dans la psychothérapie. A quelques occasions, j’ai donné du Reiki à mes patients, sur une zone concrète, selon le besoin de la thérapie. Les résultats ont été que les personnes arrivaient « lâcher » les aspects les plus obscurs.

Tenant compte de cela, j’ai commencé à penser sérieusement sur la possibilité de combiner le Reiki avec les différentes techniques de psychothérapie que je pratique. De proposer donc des sessions de Reiki en complément des autres sessions.

Du point de vue psychothérapeutique, ce que je pouvais imaginer comme action – suite à la combinaison des deux techniques –, je peux la comparer avec ce qui passe avec un bouton d’acné : quand je donne du Reiki sur un bouton ou sur une blessure, l’énergie remue, fait mûrir, assécher et éliminer tout ce qui est bloqué et « pourri » à cet endroit-là. De la même façon, je supposais que le Reiki pouvait remuer, faire mûrir, assécher et éliminer tout ce qui est bloqué et « pourri » au niveau émotionnel également.

Une de ces « coïncidences » de la vie a fait que j’ai trouvé tout de suite une personne (praticienne de Reiki, elle aussi) qui était prête à essayer un traitement psychothérapeutique un peu « étrange ». Son problème était l’hypocondrie.

Elle souffrait beaucoup à cause de son angoisse devant tout symptôme de maladie, à tel point qu’elle était entrée dans un cercle vicieux où sa propre angoisse provoquait des symptômes comme de la pression et des douleurs dans la poitrine, brûlures d’estomac, maux de tête et hypertension.

Elle a accepté tout de suite d’être le cobaye dans cette expérience et je lui ai exposé les conditions nécessaires pour évaluer si cette forme de psychothérapie donne des résultats réels :

-         une session hebdomadaire d’une heure et demie à deux heures (y compris le feed-back)

-         un travail postérieur à la maison pour intégrer la session

Les résultats à ce jour sont encore plus spectaculaires de ce que je pouvais imaginer.

Dans la première session nous avons perçu un excès d’énergie, une accumulation, au niveau de la tête, de la poitrine et de la partie supérieure de l’estomac, des symptômes explicites d’une polarisation excessive des deux centres principaux : le mental et l’émotionnel. La personne a des difficultés à se laisser aller, à se détendre, et cela se voit clairement au niveau énergétique. Déjà lors de la première session le thème principal a fait surface : la mort et la maladie de ses parents, surtout celles de sa mère que la patiente avait vécues de très près et en étant très jeune.

L’équilibrage énergétique s’est réalisé dans les quatre premières sessions, pendant lesquelles nous avons travaillé sur : l’enfant intérieur, l’activité excessive de son centre mental et l’alimentation adéquate de son centre émotionnel.

A partir de là, les sessions ont été différentes et variées, des moments de catharsis profonds, des souvenirs de l’enfance, rencontres avec des lieux de refuge pour la tranquillité émotionnelle ; et toujours le même thème qui revient et surgit spontanément, la mort. Il y a eu des sessions calmes et relaxantes et des sessions fortes et dures ; et ce qui est curieux est que les sessions fortes ont eu lieu juste au moment où la personne en avait besoin et en était préparée, pas un moment avant, pas un moment après.

Habituellement, dans une session, la personne thérapeutique doit arriver à baisser les défenses et relier ce qui ressort d’une façon verbale (mentale) avec ce qui ressort d’une façon corporelle (émotionnel – instinctif).

Avec le Reiki, la personne abaisse les barrières de la personnalité plus facilement et la vision ou la visualisation et la sensation corporelle/émotionnelle surgit d’une façon plus directe, ce qui fait que le travail sur le thème principal se réalise avec moins de mots, (sans beaucoup de « bla-bla »!), et parfois même d’une façon symbolique, c’est-à-dire à travers uniquement de l’image. Grâce à cela, le travail avec les polarités ou les concepts opposés devient plus facile à intégrer. En plus, le Reiki non seulement remue, fait mûrir, assécher et éliminer tout ce qui est bloqué émotionnellement, mais il aide intégrer ce travail au niveau respectif : mental, émotionnel et instinctif. Cela est possible par le fait que la personne, avant qu’elle ait le temps d’interpréter l’expérience mentalement, elle en a déjà capté l’essence, elle a perçu le sentiment et après, lors de l’intégration de la séance, son comportement commence à se modifier. Dans son cas, ces modifications se voient dans son attitude devant les différents symptômes, dans sa décision d’aller voir le médecin (donc de ne plus remettre cette visite à plus tard, comme dans le passé), une angoisse de moins en moins importante et une attitude générale par rapport à la vie où la joie devient de plus en plus une partie intégrante.

Pour résumer, cette expérience a été très enrichissante et ouvre de nouvelles possibilités à la psychothérapie. Je me pose encore certaines questions, par exemple si cette façon de faire peut avoir des résultats marquants pour les personnes qui pensent encore que le Reiki est un de ces « trucs » ésotériques.

La personne avec qui j’ai travaillé était ouverte et disposée à guérir. Dans mon expérience, les « sceptiques » sont des personnes qui ne veulent en réalité aucun type de traitement, elles cherchent juste un peu de relaxation. Et je ne sais pas encore comment elles réagiraient lors d’une session de psychothérapie avec le Reiki.

Dans ces sessions j’ai appris aussi qu’il vaut mieux ne pas avoir des attentes ou des expectatives avant une série de sessions de thérapie. Ni en tant que thérapeute ni en tant que patient. Parfois, la patiente venait avec un thème concret à travailler et pendant la séance il y en avait un autre qui surgissait. A chaque fois que j’essayais d’intervenir, les résultats n’étaient pas les meilleurs. Alors, qu’importe ce qui ressort, il faut laisser sortir et suive son chemin.

J’ai livré ici mes conclusions et je crois fermement que le travail du psychothérapeute est celui d’accompagner sans jugement et sans aucune conclusion mentale pendant la session ; utiliser dans un état de neutralité les techniques psychothérapeutiques pour obtenir des résultats positifs d’intégration.

Par la suite, lors du feed-back et non pas durant la session, il pourra intégrer au niveau mental toutes ses observations, pour lui-même et pour le patient.

Elenka Attanasoff