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Reiki à l

Publié le 10/08/2011 à 11h14 - mis à jour le 19/09/2017 à 12h29 - Vu 14974 fois

Au mois de Juillet 2007, l’Unité de Soins Spirituels – devenue l’Unité de Soin et de

Recherche sur l’Esprit (USRE) - de l’hôpital de la Timone a publié un rapport/compte-rendu de son activité pendant les 3 ans d’existence.

En effet, cette Unité, dont on a très peu entendu parler, qui existe depuis le 1er Janvier 2005 a été créée dans le but d’apporter la dimension spirituelle au sein de ce très grand Hôpital marseillais. Il s’agissait d’essayer de répondre aux besoins spirituels des patients, en tenant compte de leur culture et en même temps de réaliser toute cette démarche d’une façon totalement laïque.

Evidemment, il s’agit ici d’une initiative extrêmement importante qui répond à des besoins réels que beaucoup ont accueilli par un « enfin, en France aussi ! »

L’activité de l’Unité s’est développée peu à peu pour arriver en 2007 à inclure les domaines suivants : la relaxation, la méditation, le soin restructurant, le Reiki et l’accompagnement spirituel.

La nouveauté de l’année 2007 a été le Reiki.

L’introduction du Reiki a été facilitée par le fait que parmi les membres de l’équipe de l’Unité de Soins Spirituels il y avait déjà un médecin Maître Reiki. Son travail a été complété par les nombreuses références sur le Reiki qu’on trouve sur Internet (1 300 000 en Juillet 2007).

Parmi ces références il y en a certaines très importantes du point de vue des Hôpitaux. Par exemple, le site appartenant au gouvernement des USA (www.nccam.nih.gov) qui donne beaucoup d’information sur le fait qu’à partir de 1999 le NIH (l’Institut National de Santé – organisme gouvernemental) a créé le National Center for CAM (Le Centre National pour la médecine complémentaire et alternative).

Vous pouvez demander le Rapport d’activité de la USRE en format PDF en envoyant un mail à :       
mundoreiki.secretariat@gmail.com

D’autre part, il y a les articles sur le site de la IARP (Association Internationale des Professionnels du Reiki). Dans un de ses articles, l’Association parle de l’Etude réalisée en 2002 auprès des plus importants Hôpitaux aux USA, par rapport au Reiki.

Déjà en 2002, 60% des Hôpitaux contactés utilisaient le Reiki en tant que thérapie complémentaire d’une façon permanente (et 20% de plus ont affirmé avoir l’intention d’inclure le Reiki prochainement). Cela veut dire qu’aujourd’hui pratiquement 80% des Hôpitaux aux USA proposent le Reiki ! 

Dans ces Hôpitaux, il y a des praticiens de Reiki employés par l’Hôpital, il y a des personnes faisant partie du personnel médical de l’Hôpital qui pratique le Reiki aussi, il y a des praticiens Reiki qui interviennent uniquement selon les besoins et il y a des praticiens de Reiki volontaires. Tous les cas de figure sont donc présents et chaque établissement dirige les activités dans le cadre de CAM (Médecine Complémentaire et Alternative) selon les besoins du moment.

Cela montre un grand degré d’ouverture et un niveau de conscience élevé concernant les dirigeants des Hôpitaux : ils sont conscients que les thérapies complémentaires sont réellement nécessaires au sein des Hôpitaux, que ce n’est pas un luxe, une mode ou un caprice, mais un besoin réel.

Ils ont compris aussi que la Médecine Allopathique, aussi extraordinaire soit-elle en ce moment, ne peut pas couvrir un des aspects des plus importants du patient : son Humanité !

En plus, le Reiki est une aide plus qu’intéressante pour le personnel soignant qui est soumis à des moments de stress physique et surtout émotionnel quotidiennement.

On peut se poser la question « que se passe-t-il en France, pourquoi ces thérapies complémentaires ne sont-elles pas acceptées au moins dans la même mesure qu’aux USA ? » « Pourquoi tout ce retard ? »

La réponse est complexe, évidemment, mais telle que je vois la situation il s’agit principalement d’une grande peur de la part de différents organismes.

Nous avons déjà dépassé la période où les médecins se sentaient menacés par les thérapies complémentaires. Ils ont clairement compris qu’il ne s’agit pas de la concurrence, mais justement de la complémentarité : chacun fait son travail, chacun dans son domaine, les deux donc sont nécessaires et agissent pour le plus grand bien des patients.

Ce que nous n’avons pas encore dépassé est la peur que ces thérapies complémentaires pourraient être des pratiques sectaires. Ou que telle ou telle secte voudrait infiltrer le monde médical.

Je suis tout à fait d’accord qu’il faut être vigilant, qu’il peut y avoir des groupements avec un comportement douteux (voire sectaire) et que grâce au travail des organisations qui s’occupent de la protection des citoyens il y a moins d’abus.

Mais en même temps, il ne faut pas tomber dans un comportement obsessionnel non plus et voir le mal partout.

Il est très intéressant de remarquer que malgré une abondance de sectes aux USA, les thérapies complémentaires sont pratiquées de plus en plus dans les Hôpitaux. La même situation en Grande Bretagne et en aucun cas, nulle part, dans aucun rapport officiel (ou officieux), dans aucun pays on ne parle pas du danger de la secte. Comment se fait-il ?

Simplement, les responsables des Hôpitaux ont compris qu’il faut faire la part des choses, ils ont fait appel à des professionnels, ils ont observé le travail réalisé et l’attitude pendant le déroulement de ces activités et ils ont acquis ainsi un savoir-faire dans un domaine où ils manquaient totalement d’expérience. A partir de là, comme on dit « c’est de la routine » !

Il est parfaitement compréhensible d’avoir peur dans une situation totalement nouvelle. Mais c’est archi connu aussi que la peur peut être paralysante !

Voilà ce qui se passe en France, la peur est présente et elle paralyse !

Par le biais de cet article, j’aimerais lancer un appel multiple :

- aux responsables des Hôpitaux – les thérapies complémentaires (dont le Reiki) sont trop importantes pour les ignorer. Si vous pensez que ceci est une vérité, il faudrait alors agir réellement, il faudrait faire les efforts nécessaires. On ne peut pas traverser la rivière à la nage sans se mouiller !

- aux responsables des organisations de protection du citoyen – merci infiniment pour votre aide. S’il vous plaît, continuez à être présents, mais avec un esprit ouvert et sans à priori. Vous pouvez aider le monde à aller mieux !

- aux praticiens de Reiki - n’oubliez jamais que malgré l’efficacité prouvée du Reiki, l’acceptation de cette technique dépend de VOUS ! Votre attitude, la qualité de vos relations personnelles et professionnelles, votre comportement lors de l’exercice de votre art en cabinet, chez la personne, en stage ou en établissement officiel. Tout cela déterminera si vous êtes accepté(e) et si le Reiki sera accepté à l’Hôpital. Au-delà des différences entre les écoles de Reiki, votre professionnalisme convaincra… ou pas ! Le Reiki est un système parfaitement cohérent et son efficacité ne dépend pas de vos croyances personnelles, votre foi, vos opinions religieuses etc. Soyons-en conscients et tout ira bien. Le Reiki est un phénomène énergétique, une thérapie énergétique en soi et il est important de l’appeler par son nom pour éviter toute confusion. Avec tout le respect, le Reiki n’est pas du magnétisme, n’est pas de la Bio-énergie, n’est pas du Toucher énergétique, etc. Tout en respectant et en reconnaissant l’importance de ces techniques, le Reiki est le Reiki et il serait bon de l’appeler par son nom.

Et pour conclure, un souhait : que le Reiki et les thérapies complémentaires soient inclus dans la pratique officielle des soins de santé aussi rapidement que possible, pour le plus grand bien de tout le monde !

Nita Mocanu

Pour en finir avec les polémiques

Publié le 10/08/2011 à 11h14 - Vu 14983 fois

Vous avez lu un article de Nita intitulé « Reiki à l’Hôpital de la Timone », je voudrais le compléter afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté.

Effectivement je suis médecin et Maître de Reiki. L’an dernier j’ai régulièrement assisté aux réunions de l’USRE. Un projet avait été établi mais n’a pas pu aboutir car je ne peux engager l’institution publique dans un processus d’ouverture vers cette pratique, pratique cataloguée comme sectaire par certaines autorités locales.

Nous ne pouvons donc en aucun cas espérer à l’heure actuelle progresser vers un assouplissement des relations entre les différentes autorités ici en cause.

Donc à ce jour, je voudrais préciser que nous n’avons ni les moyens ni les autorisations de proposer le Reiki dans le cadre d’un accompagnement auprès des patients.

Vous avez consulté le rapport en ligne et vous avez ainsi un détail exact de ce qui a été effectué. Je suis d’accord avec ce qui y a été rédigé.

L’hôpital public est une structure rassurante car l’institution apporte une garantie de protection individuelle et je déplore le fait que certains praticiens Reiki aient entraîné une mauvaise opinion au sujet de ce que nous savons être un « mieux » pour ceux qui le reçoivent, même si rien n’est scientifiquement prouvé. Être attentifs, présents à l’autre, rassurants et bienveillants dans une aide à l’auto guérison, cela ne peut pas faire de mal. Malheureusement, certaines dérives ont abouti à des catastrophes en particulier des arrêts intempestifs de traitements. Je sais que ce n’est pas toujours le fait des praticiens mais les gens se sentant mieux en ont parfois pris l’initiative sans en parler à leur équipe soignante.

J’ai choisi d’être médecin hospitalier et dois faire allégeance à la structure qui m’emploie.

Je ne peux donc en aucun cas prendre l’initiative de passer outre une décision contre laquelle je n’ai à ce jour aucun argument, au bout d’un an de tentatives de convaincre du bien fondé d’un apport de bien être auprès de personnes en souffrance. Il m’a été répondu que des personnes mal intentionnées pourraient alors se réclamer de l’hôpital pour asseoir leurs pratiques non conformes à l’éthique et pouvant s’avérer dangereuses.

Je ne peux entrer dans la moindre polémique et je n’en ai pas l’intention. Simplement laissons aller le monde : en vingt cinq ans de pratique quotidienne, je rends hommage aux patients dont j’ai la charge : ils sont pour la plupart ouverts et intelligents, peu différents dans la maladie que dans la vie courante, et seuls les gens qui de toute façon se laisseront influencer, avec ou sans nous, demeurent vulnérables. Pour ces derniers je remercie les associations de défense. Pour les autres, l’avenir nous dira quelle place prendra l’accompagnement non conventionnel selon leurs demandes, leurs besoins et nos possibilités.

Je suis certes Maître de Reiki et un jour, devant mes Maîtres et mes pairs, j’ai prêté le Serment d’Hippocrate. Les deux font de moi ce que je suis aujourd’hui. Je dois m’efforcer de les faire coexister, avec patience, persévérance et conviction qu’ils ne sont pas opposés mais au contraire, complémentaires.

Christine Bouffier

Pour en finir avec les polémiques... suite

Publié le 10/08/2011 à 11h14 - Vu 14984 fois

Grâce à l’article paru en Septembre sur le Reiki à la Timone, beaucoup d’encre a coulé et beaucoup d’appels ont été effectué.

D’une part, cet article a déclenché une remise en question très importante chez les praticiens de Reiki et d’autre part, il a été une source d’inspiration pour d’autres personnes qui souhaitent aller plus loin dans le service à autrui par le biais du Reiki.

Tout ce processus, même si par moment et pour certaines personnes a été désagréable (voire hautement désagréable) il a un effet général bénéfique.

Parmi les effets les plus importants a été celui de révéler clairement que l’opinion publique change, que l’approche des gens face à la maladie change, que l’utilisation des thérapies complémentaires fait partie du quotidien de plus en plus de personnes.

J’ai la chance de rencontrer beaucoup de gens, dans différentes circonstances. J’ai pu constater ainsi qu’il n’est plus nécessaire d’expliquer que chaque personne a le droit de se prendre en main et que pour cela il y a de plus en plus de techniques complémentaires à la médecine allopathique, dont certaines très simples à apprendre et à utiliser. Ils le savent déjà.

Il y a dix ans, le dialogue spontané à ce sujet entrait dans le domaine de l’utopie. Aujourd’hui c’est tout naturel.

Il est aussi remarquable le fait qu’il y a dix ans, la moyenne d’âge des participants aux stages et Conférences de Reiki était de 40 ans ou plus. Aujourd’hui elle est de 30 ans ou moins !

Je n’ai donc aucun doute que bientôt il y aura un organisme ou institution officielle qui « prendra le risque » d’étudier d’une façon approfondie et totalement neutre les effets réels des techniques complémentaires, dont le Reiki. Ce jour n’est pas loin.

Mais… pour que cela puisse se faire rapidement et correctement, notre comportement (celui des praticiens de Reiki) doit aussi s’aligner en permanence et d’une façon globale sur l’éthique du Reiki.

Ce dont je veux parler sont les dérives – qui restent fort heureusement très isolées, mais qui existent. Je ne veux pas parler des différentes écoles de Reiki. En principe, elles sont toutes respectables et respectueuses.

Je pense par exemple à ce groupe de praticiens quelque part dans la moitié nord de la France qui a une attitude totalement inflexible par rapport aux autres écoles, allant jusqu’à culpabiliser un praticien qui place les mains d’une façon légèrement différente de la leur et qui n’a pas des visions pendant le traitement. Groupe qui fait un mystère de l’identité du « Maître » qui les a initiés, groupe qui essaie de t’obliger à revenir puisque tu es déjà allé une fois, etc. Et j’en passe.

Cela me rappelle des pratiques très éloignées du Reiki, dans la forme et dans le fond aussi. Si ces gens veulent continuer à pratiquer « cela », c’est leur choix. Mais, pour l’amour du … je ne sais pas quoi (!) n’appelez pas cela Reiki parce que ça ne l’est pas !

Rappelons-nous qu’en tant qu’enseignants il nous appartient, c’est vraiment notre responsabilité, de nous assurer que la pratique du Reiki en groupe, en stage ou lors des Rencontres partage, reste saine.

D’autre part, dans les dérives on peut citer les praticiens Reiki qui ont une formation superficielle de psychothérapie et qui prétendent s’installer en tant que « Reiki et Psy… ». Ou pire, qui enseignent le Reiki et la « psychothérapie » ensemble, dans un seul et même stage.

Ou encore, Reiki et Kabbale, Reiki et les pierres, Reiki et les Anges, Reiki et les extraterrestres (y compris Reiki et les crop circles), etc. Évidemment, ces sont des sujets passionnants mais qui normalement ne font pas partie d’un stage de Reiki.

La question est « comment ces personnes sont-elles arrivée là ? »

Je crois que la réponse réside dans le fait que tous ces gens ont des bonnes intentions, mais il ne savent pas très bien ce qu’il sont en train de faire, leur pratique n’est pas passée par le filtre de leur conscience et – souvent par gentillesse inconsciente – ils font un mélange de notions parfois détonant.

En aucun cas je ne veux dire que l’enseignement donné par le Reiki FORUM et ses Maîtres affiliés est le standard qui devrait se pratiquer. Mais je suis absolument certain que si on se tient à l’enseignement de Mikao Usui tel qu’il est connu en Occident, on n’a pas le temps d’enseigner d’autres notions dans un stage de deux jours (aussi respectables ces notions soient-elles).

J’aimerais inviter les enseignants de Reiki à une autoanalyse, à une réflexion sur le thème « Qu’est-ce que je veux enseigner et pourquoi je veux le faire ? ». Le résultat sera certainement bénéfique pour tout le monde !

Si vous avez des commentaires ou vous souhaitez écrire un article à ce sujet, les pages de la revue vous sont ouvertes.

Bonne fin d’année 2007 accompagnés par le Reiki !

Nita Mocanu